Un jour, j'ai pris le parti de n'écrire que de la joie. Du coup je ne t'écris pas quand ça ne va pas.
Cherchez l'erreur.
Après tout chuis sur mon blog, non?
Peut-être que ça t'intéresse quand même, les ratiocinations cent fois ressassées d'une cyclothymique invétérée, qui a le choix entre mille choses intéressantes, voire importantes, et qui préfère pleurer en secouant ses tristes tripes. Qu'a aucune suite dans les idées, qui s'encensait hier encore, et se flagelle aujourd'hui. Qui ne cherche qu'à jubiler, vite, encore, et surtout sans effort, .
Cherchez l'erreur.
Mon sac de bénédictions est vide. Elle était peut-être sans fond, l'anglaise, de l'autre jour. Faut pas vouloir me consoler, j'ai pas envie. Ça passera, bien sûr, ça passe toujours. C'est déjà un peu passé, rien que de te l'écrire.
À toi le bourdon, maintenant. je t'avais prévenu, fallait pas lire. Tâche de le refiler à quelqu'un qui en a besoin, ou fais des cornes avec tes doigts, ou dis "vade retro, sale connasse". Ça passera. Ai-je vraiment besoin de me sentir spéciale à ce point?
Le sentiment de nullité, c'est juste le pendant d'un perfectionnisme à la con, voire d'une volonté de toute-puissance qui s'accommode mal d'une réalité rétive.
Le chien a été ramassé, il est à Quimper, en attente d'une puce (très chère) qui m'identifiera comme sa propriétaire, si je veux. Je ne sais pas quoi faire. Dans 10 jours s'il n'est pas réclamé, il ira à la SPA. Peut-être est-ce mieux pour lui de se faire adopter par quelqu'un qui n'habite pas au ras d'une route très fréquentée l'été? Quelqu'un qui habite une campagne où il pourra continuer à vagabonder, comme il en a pris l'habitude. Ou quelqu'un qui a un terrain clos. Ou quelqu'un de responsable. Quelqu'un de mieux que moi
Il s'est fait renverser par une voiture. Il n'est pas blessé, cette fois, mais la prochaine? Je me sens dégueulasse de ne pas aller le chercher tout de suite. Tergiverser, c'est comme l'abandonner, ne pas l'aimer assez.
Je savais bien au fond que ça n'allait pas durer, ce fantasme de liberté pour lui. C'était trop beau. Au-dessus de mes moyens. Je lui ai laissé croire à des bobards. Avoir un chien c'est l'enfermer. Clôturer. L'avoir toujours à l'oeil. L'attacher. Être prête à dépenser plein de sous pour lui. Fait chier. Bon, je continue à cogiter. C'est vivre aussi. Bises indignes Y.