Hier j'ai rencontré Chrysogone Diango uaya à la Maison pour tous. Une belle personne.
Il nous a raconté des histoires de chez lui, dûment apprêté pour la danse. Une vraie bouffée d'une autre vie. Il est souple, brillant, il a le rythme et un vrai talent de comédien pour camper de la voix, de l'attitude des personnages hilarants, humains et animaux (Ah, la danse de l'oiseau!)



Cest Talou qui m'a appelée, on était en pleine partie de scrabble avec Mammig et Patrick. Il me dit viens, ya un conteur congolais et pas grand-monde et c'est tout de suite.

Patrick m'a conduite, et je n'ai pas regretté. La parole est simple et largement improvisée, on peut pinailler sur les relances au public un peu trop fréquentes, mais Chrysogone (un nom grec qui signifie "Né de la pluie d'or") sait tirer parti même de ses bafouillages.
On aimerait l'entendre raconter dans sa langue. On n'a pas pensé à le lui demander.

Et puis ce corps parle si bien, ce djembe est si convaincant dans l'orage, c'est si inhabituel, un conteur qui vient te taper dans la main quand il est content de toi...

Cet homme est un grand artiste, c'est criant, et il n'est pas avare de son énergie.
Il a annulé un déplacement à Hawaï pour venir à Penmarc'h.
Il veut monter le lac des cygnes version afro-quelque chose que je n'ose pas mettre parce que je n'en suis pas sûre. S'il passe près de chez toi, va le voir.
En plus, il est gentil.