Traversez une crise de pauvreté. Restez digne.

Prélevez sur votre stock une boîte de lait concentré que vous videz dans une casserole après ouverture.



Remplissez deux fois la boîte avec de l'eau, et videz dans la casserole. portez à ébullition avec une cuillerée d'huile de noisette, une cuillerée d'huile de sésame et une graine de cardamome pour faire votre intéressante.
À ébullition versez un sachet de 500 grammes de semoule de maïs des pirates, et touillez à petit feu jusqu'à ce que la pâte se détache des bords. Elle est trop chaude pour qu'on sente le goût, versez-la dans un plat creux et attendez juste le temps qu'elle se moule. Mangez tiède. Ça cale

La polenta du lendemain

Au petit déjeûner, froid avec de la marmelade d'orange ça accompagne bien le café.

Au déjeûner, frit en petits morceaux avec des haricots verts, c'est vite fait et facile à manger.

Au goûter, troquez-en un morceau avec votre amie Marie contre une part de far aux pruneaux.

Le soir, essayez les mouillettes trempées dans du chèvre frais. Vous craquez sur une boîte de thon à l'huile, avec une baguette entière de pain. Ce n'est pas bien.

La polenta du surlendemain.

Vous avez l'huile du thon d'hier, une demi boîte de haricots verts, un talon de polenta un peu croûté déjà, et une fleur de sureau. Ça fait un frichti du tonnerre.

D'ailleurs l'orage arrive.

Sic transit la polenta.
La prochaine fois ce sera le tapioca.

Vous n'êtes plus si pauvre, entre-temps, puisque vous vous êtes acheté une robe sur le marché.

Pas de photo, pas de bises.

Non, je rigole.

Des bises Y.